Artículos

 

Archives- Tomado de la Revista Francesa: Famillie Chrètienne*

*Esta es la traducción de la parte del reportaje en que se menciona a la Fundación Monumento Viviente, Inc. por la mencionada revista francesa. Ver abajo el texto original en francés de esta parte del reportaje.

Familia Cristiana.

Archivos 28/08/2004 - n°1389

Reportaje Misioneros en la República Dominicana
Nombre de código: MSC
 
Fundado por el Padre Jules Chevalier a Issoudun (Indre), los Misioneros del Sagrado Corazón celebran este año, su ciento cincuenta aniversario. En la misma República Dominicana como sobre los cinco continentes para llevar a la práctica la enseñanza del fundador: "Revelar a todos el amor de Dios manifestado en el Corazón de Cristo".
 
Por Benjamin Coste
  
Es aún pronto, esta mañana, pero el movimiento del trópico ya envolvió la pequeña ciudad de Licey Al Medio situado a un centenar de kilómetros al norte de Santo Domingo, la capital. La sala del hospital esta llena desde hace tiempo; los pacientes esperan sabiamente su turno bajo las palas de los ventiladores fijados en el límite máximo. Pies desnudos y cara vuelta hacia el sol que  no ven ya, un ciego, ojos semi-cerrados  se ve al entrar al establecimiento. "Hospital de ojos", Hospital de los ojos, se lee sobre la fachada blanca afilada azul. Aquí, cerca de cincuenta consultas están garantizadas diaria, y tanto de un par de operaciones al mes. Una particularidad: es casi gratuito. Este hospital para los ojos es uno de los pilares del "Monumento viviente" construido a golpe de paciencia y Fe por los Misioneros del Sagrado Corazón (MSC) en la República Dominicana. El Padre Darío Taveras, nacido a Licey AL Medio, es el primer ciudadano dominicano que entro  en los Misioneros del Sagrado Corazón. El es el fundador de  "Monumento Viviente". Un proyecto iniciado en 1992, para los quinientos  años del descubrimiento de América  por Cristóbal  Colon.  Un proyecto “respuesta “ explica el Padre Darío. "El gobierno deseó conmemorar el descubrimiento de nuestra isla por Colon construyendo un faro" En  Santo Domingo, un búnker grisáceo con forma de cruz estaba supuesto albergar la tumba del navegante genovés (la catedral ahí también). Caída la noche, proyecta en el cielo un rayo láser con forma de crucifijo. La erección del Faro a Colon, por ser gracioso como un refugio antiatómico, suscitó la cólera de los  dominicanos. Pero  no  por razones de estética sino por  costo: algunos hablan de más de 300 millones de pesos. "Cuando aquí no tiene tizas en las escuelas y menos medicamentos en los hospitales, la gente se sintió insultada", dice el Padre Darío.


Quisimos nosotros ocuparnos  de estos problemas, prosigue con otra manera de conmemorar la llegada de la explotación sobre esta isla,  que comparte la República Dominicana y a su turbulento vecino, Haití (cerca de un millón Haitianos vivirían en Santo Domingo). En Licey, el  "Monumento Viviente" incluye  el hospital oftalmológico, así una escuela primaria, los campamentos  para adolescentes, una guardería donde las madres pueden dejar para el día sus hijos, y una asistencia a domicilio para los solos ancianos. O sea una obra  para cada edad de la población. Abierta desde las 7 horas hasta la 18 horas, la guardería permite a las mujeres trabajar, en particular, a  las que viven solas. Quince adultos benévolos garantizan el servicio de visitas a domicilio para cincuenta ancianos, rompiendo así su soledad al mismo tiempo que les aportan comida y medicamentos y les brindan algunos cuidados. En algunos meses, un asilo abrirá sus puertas no muy lejos del hospital. Tres hermanas brasileñas de MSC vendrán a buscar un lugar: para instalar una gran casa y un jardín establecido de plátanos. Una vez todos los pilares del "Monumento viviente" estén bien consolidados, los responsables y bienhechores desearon construir una capilla para "agradecer  el Señor", explica el Padre Darío. Se acabo el trabajo más  grande, aunque el espacio de las vidrieras deja aún el hilar de las corrientes de aire  y la estatua de Nuestra Señora  del Sagrado Corazón  esta en un trono - temporalmente - sobre muchos muritos amontonados. El altar es en caoba, y los bancos, ofrecidos por familias de la región, ya están en su lugar....
 

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

28/08/2004 - n°1389

Dossier / Reportage

Missionnaires en République dominicaine
Nom de code : MSC

Fondés par le Père Jules Chevalier à Issoudun (Indre), les Missionnaires du Sacré-Cœur fêtent cette année leur cent cinquantième anniversaire. Ils ont essaimé en République dominicaine comme sur les cinq continents pour mettre en pratique l'intuition du fondateur : "Révéler à tous l'amour de Dieu manifesté dans le Cœur du Christ".

Benjamin Coste

Il est encore tôt, ce matin, mais la moiteur des tropiques a déjà enveloppé la petite ville de Lisey al Medio située à une centaine de kilomètres au nord de Santo Domingo, la capitale. La salle d'attente de l'hôpital est pleine depuis longtemps ; les patients attendent sagement leur tour sous les pales des ventilateurs fixés au plafond. Pieds nus et visage tourné vers ce soleil qu'il ne voit plus, un aveugle, yeux mi-clos et visage grillé, se tient à l'entrée de l'établissement. "Hospital de ojos", Hôpital des yeux, lit-on sur la façade blanche à liseré bleu.

Ici, près de cinquante consultations sont assurées quotidiennement, et autant d'opérations par mois. Une particularité : les soins y sont quasiment gratuits. Cet hôpital pour les yeux est l'un des piliers du "Monument vivant" bâti à coup d'audace, de patience et de Foi par les Missionnaires du Sacré-Cœur (MSC) dans leur province de République dominicaine.

Le Père Dario Taveras, né à Lisey al Medio, est le premier citoyen dominicain à être entré chez les Missionnaires du Sacré-Cœur. C'est lui qui est à l'origine de la création du "Monument vivant". Un projet initié en 1992, pour les cinq cents ans de la découverte de l'île par Christophe Colomb.

Un projet "contestataire", explique le Père Dario. "Le gouvernement a souhaité commémorer la découverte de notre île par Colomb en bâtissant un phare." A Santo Domingo, l'immense bunker grisâtre en forme de croix est censé abriter le tombeau du navigateur génois (la cathédrale de Séville y prétend également). La nuit tombée, il projette dans le ciel un rayon laser en forme de crucifix. L'érection du Faro a Colomb, aussi gracieux qu'un abri antiatomique, a suscité la colère des Dominicains. Moins d'ailleurs pour une question d'esthétique que de coût : certains parlent de plus de 300 millions de pesos. "Alors qu'il n'y a pas de craies dans les écoles et encore moins de médicaments dans les hôpitaux, les gens se sont sentis insultés", s'énerve le Père Dario.

"Plutôt que d'éclairer le ciel, nous avons voulu nous occuper des problèmes d'ici-bas", poursuit-il. Une autre façon de commémorer l'arrivée de l'explorateur sur cette île que se partagent la République dominicaine et son turbulent voisin, Haïti (près d'un million d'Haïtiens vivraient à Saint-Domingue).

A Lisey, le "Monument vivant" comprend donc l'hôpital ophtalmologique, ainsi qu'une école primaire, des camps d'été pour adolescents, une garderie où les mamans peuvent laisser pour la journée leurs bambins, et une assistance à domicile pour les personnes âgées seules et dépendantes. Soit une réalisation pour chaque classe d'âge de la population.

Ouverte de 7 h à 18 h, la garderie permet aux femmes de travailler, notamment celles qui vivent seules. Quinze adultes bénévoles assurent le service de visites à domicile pour une cinquantaine de personnes âgées, brisant ainsi leur solitude en même temps qu'ils leur apportent nourriture et médicaments et leur procurent quelques soins.

Dans quelques mois, une maison de retraite ouvrira ses portes pas très loin de l'hôpital. Trois Sœurs brésiliennes MSC sont venues il y a peu reconnaître les lieux : pour l'instant, une grande maison et un jardin planté de bananiers et de flamboyants.

Une fois tous les piliers du "Monument vivant" bien consolidés, responsables et bienfaiteurs ont souhaité bâtir une chapelle pour "remercier le Seigneur", explique le Père Dario. Le gros des travaux est achevé, même si l'emplacement des vitraux laisse encore filer les courants d'air et si la statue de Notre-Dame du Sacré-Cœur trône - provisoirement - sur un tas de moellons empilés. L'autel en acajou, et les bancs, offerts par des familles de la région, sont déjà à leur place.

***Este fragmento es parte de un reportaje realizado por la revista francesa: Famillie Crétienne en agosto 28, 2004.

“Written by Benjamin Coste on “Famille Chrétienne” n°1389, 28/08/2004”.